Le cache : la seule optimisation qui change un ordre de grandeur
Servir une page déjà construite au lieu de la reconstruire divise le temps de réponse par dix. Comment ça marche, et le piège de la purge.
contient une mesure de la sonde
Sur un site de commune, une seule optimisation change vraiment les choses.
Le mécanisme
Sans cache : à chaque visite, le serveur interroge une base de données, assemble la page, applique le gabarit, et renvoie le résultat. Quelques centaines de millisecondes dans le meilleur cas, plusieurs secondes sur un hébergement saturé.
Avec cache : la page assemblée est conservée, et servie telle quelle aux visites suivantes. Quelques millisecondes.
Le rapport est d’un ordre de grandeur, et il explique la dispersion que nous mesurons : médiane 406 millisecondes, troisième quartile 888, neuvième décile 1 720, maximum 24 492.
Les trois étages de cache
Le cache de page côté serveur, le plus efficace, et celui qui manque le plus souvent.
Le cache navigateur, réglé par les en-têtes de réponse : il évite de retélécharger les images et les feuilles de style à chaque page.
Un cache de bord, chez un fournisseur intermédiaire, utile pour un site très visité et superflu pour la plupart des communes.
Le piège, et il est classique
Une page mise en cache trop longtemps est servie après sa modification. La commune publie une information urgente, ne la voit pas apparaître, republie, et finit par croire que le site est cassé.
La règle : la purge du cache doit être automatique à la publication. Sur les solutions du marché, c’est le cas par défaut ; sur une installation faite à la main, c’est le réglage qu’on oublie.
Le contrôle : publiez une modification visible, rechargez en navigation privée, et vérifiez qu’elle apparaît. Deux minutes, une fois.
Le second piège
Une page personnalisée mise en cache. Si une page affiche quelque chose de propre au visiteur, la mettre en cache sert la version d’un autre. Sur un site de commune, le cas est rare, sauf sur un espace de démarches connecté.
La demande à adresser au prestataire
« Un cache de page est-il actif sur notre site, avec purge automatique à la publication ? Pouvez-vous nous donner le temps de réponse mesuré avant et après ? »
Le chiffre avant et après est ce qui compte : il rend la réponse vérifiable, et c’est exactement ce qu’un observatoire comme le nôtre ne peut pas faire à votre place.
Ce que nous mesurons
Un passage, pas une surveillance. 1 565 sites dépassent notre seuil de lenteur, soit 7,3 % des 21 389 sites joints le 7 septembre 2026, et nous ne nommons aucune commune.