Le sous-domaine oublié : l'ancien site qui reste en ligne des années
Une refonte laisse souvent l'ancien site accessible sur un sous-domaine, avec ses informations périmées et ses failles. Comment le trouver, et quoi en faire.
contient une mesure de la sonde
C’est un défaut que notre sonde ne voit pas, et qui touche beaucoup de communes.
Le mécanisme
Une commune refait son site. Le nouveau prend l’adresse principale, et l’ancien reste accessible quelque part : un sous-domaine, un dossier, une adresse technique donnée par l’hébergeur.
Personne ne le supprime, parce que personne ne se souvient qu’il existe.
Ce que cela produit
Des informations périmées présentées comme officielles. Horaires, tarifs, noms d’élus d’un mandat précédent : tout cela reste en ligne et reste indexé.
Un site non maintenu, donc vulnérable. Un système de gestion de contenu abandonné depuis quatre ans porte des failles connues, et il est sur le même hébergement que le nouveau site.
Une concurrence dans les résultats de recherche, l’ancien site étant parfois mieux classé que le nouveau, du fait de son ancienneté.
Comment le trouver
Cherchez une phrase exacte de votre ancien site dans un moteur de recherche, entre guillemets.
Cherchez le nom de votre commune avec des mots qui ne figurent plus sur le site actuel : le nom d’un ancien maire, un ancien slogan.
Demandez à l’hébergeur la liste des sites et des sous-domaines de votre compte. C’est la méthode qui trouve tout, et elle prend un courriel.
Quoi en faire
Le supprimer, après avoir vérifié qu’aucun contenu utile n’existe que là.
Ou le rediriger vers le nouveau site, page par page si l’ancien avait des adresses connues.
Ce qu’il ne faut pas faire : le laisser en ligne « au cas où ». Un site non maintenu est un risque qui grandit, et il n’a aucune valeur d’archive : une archive se fait par un export, pas par un site en production.
Le rapport avec ce que nous mesurons
Nous sondons l’adresse déclarée dans l’annuaire de l’administration, et une seule : 22 151 adresses au relevé du 7 septembre 2026.
Un ancien site sur un sous-domaine ne figure donc pas dans nos chiffres. Il existe, il est indexé, et notre observatoire ne le voit pas.
C’est une limite dont il faut avoir conscience en lisant nos taux : 49 % de sites sans en-tête, 73,7 % appelant un tiers, portent sur le site officiel déclaré, pas sur tout ce qu’une commune a en ligne.
Le contrôle qui n’appartient qu’à la commune
Demander la liste complète des domaines, sous-domaines et sites hébergés sur son compte. Une fois par mandat suffirait, et presque personne ne le fait.