Les en-têtes posés par défaut : ce que l'ordre des taux révèle
Les en-têtes les plus posés ne sont pas les moins risqués, ce qui suggère qu'ils viennent des plateformes et non d'un choix. Ce que cela implique.
contient une mesure de la sonde
Un détail de nos chiffres mérite une lecture attentive.
L’ordre des taux
Refus de deviner le type de contenu : 34,4 %.
Chiffrement obligatoire : 32,7 %.
Refus d’affichage en cadre : 27,6 %.
Politique de provenance : 21,4 %.
Politique de sécurité de contenu : 15,1 %.
Politique d’autorisations : 14,2 %.
Ce qui devrait être l’ordre, si les en-têtes étaient choisis
Les trois en-têtes sans aucun risque, à savoir le refus de deviner le type, le refus d’affichage en cadre et la politique de provenance, devraient être les plus posés, avant le chiffrement obligatoire, qui demande de la prudence.
Ce n’est pas le cas : le chiffrement obligatoire dépasse la politique de provenance, qui ne casse rien.
L’hypothèse la plus plausible
Ces en-têtes ne sont pas choisis, ils sont hérités. Ils viennent des réglages par défaut d’une plateforme d’hébergement ou d’un service intermédiaire.
Le chiffrement obligatoire est souvent activé d’un clic par les hébergeurs modernes, avec le certificat automatique. La politique de provenance, elle, demande une ligne de configuration que personne n’écrit.
Nos données ne permettent pas de le démontrer, faute de relever le prestataire, et nous l’écrivons comme une hypothèse.
Ce que cela implique, si l’hypothèse est bonne
Agir sur les plateformes vaut mille fois mieux qu’agir sur les communes. Un hébergeur qui ajoute trois en-têtes à sa configuration par défaut corrige des milliers de sites en une nuit, sans qu’aucune mairie n’ait à écrire un courriel.
Et cela explique les écarts départementaux : de 23 % de sites sans aucun en-tête dans la Mayenne à 79,2 % dans la Haute-Saône, sur 86 départements classables. Ce sont probablement des écarts entre parts de marché de prestataires.
Ce qu’une commune peut faire de cette hypothèse
Demander les trois en-têtes sans risque, nommément. Ils ne sont pas dans le défaut de votre plateforme, et ils ne casseront rien.
C’est une demande précise, vérifiable en trente secondes dans l’onglet réseau d’un navigateur, et c’est celle qui a le meilleur rapport de tout cet observatoire.
Le chiffre à retenir
10 487 sites, soit 49 % des 21 389 sites joints le 7 septembre 2026, n’exposent aucun de ces six en-têtes.