Le temps de réponse des sites de communes : la médiane, et la longue traîne
La moitié des sites répond vite, et un sur quatorze met plus d'une seconde et demie. Ce que ce chiffre mesure exactement, et ce qui l'explique.
contient une mesure de la sonde
Le temps de première réponse médian des 21 389 sites joints le 7 septembre 2026 est de 406 millisecondes.
Ce que ce chiffre mesure
Le délai entre l’envoi de la requête et l’arrivée du premier octet de la réponse. Pas le temps d’affichage complet de la page : uniquement la réactivité du serveur.
Pourquoi cet indicateur : il isole ce qui dépend de l’hébergement et de la configuration, sans mélanger le poids des images ni l’exécution des scripts.
La distribution, plus parlante que la médiane
Médiane : 406 millisecondes.
Troisième quartile : 888 millisecondes, donc un site sur quatre dépasse ce seuil.
Neuvième décile : 1 720 millisecondes.
Maximum observé : 24 492 millisecondes, soit près de vingt-cinq secondes.
Sites que nous qualifions de lents : 1 565, soit 7,3 %.
Ce qui explique la longue traîne
L’hébergement mutualisé saturé. C’est la cause dominante : un serveur partagé entre des centaines de sites, sans garantie de ressources.
L’absence de cache. Une page reconstruite à chaque visite par un système de gestion de contenu coûte cent fois plus qu’une page servie depuis un cache.
Une base de données lente, ou une extension coûteuse.
Une distance géographique entre le serveur et le visiteur, marginale à l’échelle de la France.
Le geste qui règle la majorité des cas
Activer un cache de page. Sur les systèmes de gestion de contenu courants, c’est une extension et un réglage, et le gain est d’un ordre de grandeur.
C’est le prestataire qui le fait, et la demande tient en une phrase : « Notre page d’accueil met plus d’une seconde à répondre. Pouvez-vous activer un cache de page et nous confirmer le résultat ? »
Pourquoi cela compte pour un service public
Parce qu’un habitant qui cherche les horaires de la mairie depuis un téléphone, sur un réseau moyen, cumule votre temps de réponse et le sien.
Et parce que c’est le seul indicateur de notre observatoire qui se dégrade sans que personne ne touche au site : un hébergement se sature avec le temps.
Ce que nous ne mesurons pas
Le temps d’affichage complet, qui demanderait d’exécuter la page dans un navigateur.
La régularité. Notre relevé est un passage, pas une surveillance : un site lent au moment de notre mesure peut être rapide le reste du temps, et inversement.
C’est la limite la plus importante de cette mesure, et elle est écrite là où le chiffre paraît. Nous ne nommons aucune commune.