Un parc qui bouge lentement, et ce que le prochain relevé devrait montrer
Les indicateurs structurels ne changent pas en trois mois, et les indicateurs de disponibilité changent chaque jour. Ce que nous attendons du prochain passage.
contient une mesure de la sonde
Cet observatoire publie un état daté. Voici ce que le suivant devrait montrer, et ce qu’il ne montrera pas.
Ce qui ne bougera presque pas
Les en-têtes de sécurité : 49 % de sites sans aucun en-tête. Ce chiffre dépend des configurations par défaut des plateformes, et une plateforme change ses défauts rarement.
Les tiers : 73,7 %, dont 51,1 % de polices distantes. Cela dépend des gabarits livrés, qui vivent des années.
Les mentions légales : 71,6 %, l’indicateur le mieux tenu.
Ce qui pourrait bouger d’un coup
Un seul événement peut déplacer ces chiffres de plusieurs points : un prestataire dominant qui ajoute trois en-têtes à son gabarit, ou qui auto-héberge ses polices.
C’est la particularité de ce parc : il ne progresse pas par petites améliorations locales, il progresse par décisions de quelques fournisseurs.
C’est aussi ce qui explique les écarts départementaux, de 23 % à 79,2 % de sites sans aucun en-tête sur 86 départements classables.
Ce qui bougera à chaque relevé, sans signifier grand-chose
La part de sites lents : 7,3 %.
La part d’injoignables : 3,4 %.
Ces deux chiffres dépendent du moment du passage. Notre contrôle de reproductibilité le montre : 0,3 point d’écart maximal entre deux relevés indépendants, et ce sont précisément ces indicateurs qui portent l’écart.
Conséquence de lecture : une variation d’un demi-point sur ces deux indicateurs, d’un relevé à l’autre, ne signifie rien.
L’indicateur que nous surveillerons le plus
Les déclarations d’accessibilité : 90,6 % des sites n’en publient aucune, soit 19 384 sites, et 39 seulement se déclarent totalement conformes.
C’est le seul indicateur qui dépend d’une démarche administrative de la commune, et pas d’une configuration de prestataire. Sa progression mesurerait donc quelque chose de différent des autres : la diffusion d’une obligation.
Ce que nous ne ferons pas
Publier une tendance à partir d’un seul relevé. Nous n’avons pas d’historique exploitable, et l’inventer serait la faute la plus grave qu’un observatoire puisse commettre.
Le prochain relevé permettra une comparaison, à condition que la méthode et les seuils restent identiques. C’est la raison pour laquelle nous ne les changerons pas, même quand nous les regrettons.