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Comment notre sonde fonctionne, et ce qu'elle ne fait jamais

Une requête, une lecture, aucune connexion. Les cinq étapes du relevé, et les quatre choses que nous refusons de faire.

contient une mesure de la sonde

Autant décrire précisément ce qui se passe, sur un observatoire qui mesure des sites publics.

Les cinq étapes

1. La liste des sites vient de l’annuaire de l’administration, publié en données ouvertes : 22 151 adresses au relevé du 7 septembre 2026.

2. Une requête par site, avec un agent utilisateur identifiable et un délai d’attente borné. 21 389 répondent, 762 non, soit 3,4 %.

3. La lecture des en-têtes de réponse : présence des en-têtes de sécurité, code de statut, temps de première réponse.

4. La lecture du HTML servi : appels vers des domaines tiers, mentions d’accessibilité, mentions légales, poids du document.

5. L’agrégation par département et au niveau national.

Les quatre choses que nous ne faisons jamais

Nous ne nous connectons à rien. Aucun formulaire rempli, aucun compte, aucune authentification.

Nous ne testons aucune faille. Nous lisons une réponse publique, c’est-à-dire exactement ce que reçoit n’importe quel visiteur.

Nous n’exécutons pas le JavaScript. Ce qu’un script charge après coup nous échappe, ce qui rend tous nos décomptes de tiers des planchers.

Et nous n’insistons pas. Une requête par site, un délai borné, pas de nouvelle tentative en boucle : notre sonde ne doit peser sur aucun serveur public.

Ce que cela implique sur nos chiffres

Un site qui bloque les requêtes automatisées apparaît en erreur, alors qu’il fonctionne pour un humain. Cela explique une part des 245 accès refusés que nous comptons.

Un site lent au moment du passage apparaît lent, même s’il est rapide le reste du temps. Notre relevé est un passage, pas une surveillance.

Et nos comptes de tiers sont minorés, faute d’exécuter le JavaScript.

Le contrôle que nous nous imposons

Nous comparons les indicateurs publiés à un relevé témoin, et nous publions l’écart maximal : 0,3 point d’écart entre les deux relevés, sur 21 389 sites joignables publiés contre 21 393 au témoin.

Pourquoi cela compte : une mesure non reproductible n’est pas une mesure. Publier l’écart est le seul moyen de le montrer.

Ce que nous ne publions jamais

Le nom d’une commune. Nos agrégats sont nationaux et départementaux, sur 86 départements comptant au moins cent sites joignables.

Mesurer un service public oblige à ne mettre personne en cause pour un indicateur qu’un lecteur pourrait mal comprendre.

À lire ensuite

Les chiffres cités viennent de notre sonde, dont la page de méthode dit ce qu'elle mesure et ce qu'elle rate, et l'observatoire le détail par département. Nous mesurons ce qu'un serveur répond publiquement, sans nous connecter à quoi que ce soit.

Observatoire indépendant de la qualité des sites publics français. Les mesures sont produites par une sonde automatisée dont la méthode et les limites sont publiées, et le jeu de données brut est téléchargeable.