Charger une police chez un tiers : ce que les décisions récentes ont changé
Des décisions européennes ont considéré que transmettre une adresse réseau à un tiers sans consentement pose un problème. Ce que cela implique pour un site public.
contient une mesure de la sonde
Le sujet paraît technique et il a des conséquences juridiques réelles.
Le mécanisme en cause
Charger une police depuis un service tiers transmet à ce service l’adresse réseau du visiteur, la page consultée et son navigateur. Sans clic, sans consentement, et sans que le visiteur en sache rien.
Une adresse réseau est une donnée personnelle. C’est ce point qui rend la pratique discutable, et non le fait de charger une police.
Ce que des décisions ont retenu
Des juridictions et des autorités de protection des données européennes ont considéré que cette transmission, sans base légale ni information, était problématique, et l’ont sanctionnée dans des cas concrets.
Nous ne détaillons ni les décisions ni les montants : ce serait un exposé juridique, et nous n’en faisons pas. Ce qui compte ici est la conséquence pratique.
La conséquence pratique
L’auto-hébergement des polices supprime la question entièrement. Pas de tiers, pas de transmission, rien à informer, rien à faire consentir.
C’est vingt minutes de travail pour un prestataire, et le gain est aussi un gain de vitesse.
L’ampleur du sujet sur les sites publics
10 935 sites de communes chargent des polices distantes, soit 51,1 % des 21 389 sites joints le 7 septembre 2026. C’est le tiers le plus répandu de tout notre observatoire.
Sur un service public, l’argument est plus fort qu’ailleurs : un habitant qui consulte les horaires de sa mairie n’a pas choisi d’être présenté à une entreprise privée pour lire une police de caractères.
Les autres tiers concernés par le même raisonnement
La carte intégrée : 6,3 % des sites.
La vidéo intégrée : 3,6 %.
Le réseau social : 3,7 %.
Le service anti-robot : 9,5 %.
Chacun a une alternative sans tiers, décrite dans nos billets dédiés, et aucune ne demande un budget.
Ce que nous ne faisons pas
Aucun avis juridique. Nous constatons un appel dans un HTML servi, et nous décrivons la correction technique.
Aucun avis de conformité : un site qui charge une police distante peut très bien avoir informé ses visiteurs et recueilli ce qu’il devait recueillir. Nous ne le voyons pas.
Et nous ne nommons aucune commune. Relevé du 7 septembre 2026, 21 389 sites joints, 73,7 % appelant au moins un tiers.